Blog de l@nargeek






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J'en connais qui vont dire que la grossophobie n'existe pas... ou même que les gros n'ont quà maigrir pour ne pas subir de moqueries.

Eh ben si, la grossophobie existe, malheureusement, et devinez quoi, elle tue et elle rend malheureux.

Je peux vous parler de mon cas perso sur le sujet:, et j'aurai du en parler dans le billet de blog sur le harcélement scolaire.

Pour des raisons de santé, j'ai pris beaucoup de poids étant petit. Un de ces jours, j'en ferai un billet, mais ça risque de partir en boucherie.

Pour rejoindre l'autre billet de blog, j'ai été mis à l'écart en partie à cause de mon physique.
Parce que oui, même dans l'esprit d'un gosse de 6 ans, "gros=déchet" est intériorisé.
Et ça persiste dans les cours de sport, quand t'es pas foutu capable d'être rapide, tu sers à rien. Pour les sports d'équipe, tu sers de bouche trou et tu te caches à un endroit du terrain en espérant être tranquille. Et tu te prends des notes de merde..

Comme si ça suffisait pas, autant se faire remassacrer un autre coup par les autres, les vêtements que je porte ne sont pas de marques, ça suffit pour faire un sujet de moquerie. Cumulé avec la sale gueule, ça suffit à être jeté de n'importe quel groupe social. Suffit juste d'être roux, gros et asthmatique et le tour est joué.

Et comme si ça suffisait pas, ça continue en famille, en mettant bien la pression au max pour faire perdre du poids et se sociabiliser. J'ai enchaîné des régimes, soit disant pour la santé, alors que je n'étais pas en danger, pour paraitre moins gros auprès des autres. On sait jamais, j'aurai pu contaminer les autres.

Vous savez quoi ?
Je suis toujours gros en 2018, et j'assume past. J'essaie de cacher en m'habillant le plus possible, même en été. Se faire traiter de gros ou de feignant parce que justement je suis au dessus des standards de poids m'a totalement mis à zéro.
Alors, oui la grossophobie existe, mais visiblement ça n'intéresse personne. Quelque fois, des suicides de jeunes qui ont subis cette discrimination font réagir mais ça ne dure jamais dans le temps.

EDIT: ira.nostra a publié sur instagram sur ce sujet.

Pour ceux qui n'aiment pas instagram, je réécris ce qu'il a mit dans la publication:

"Bon alors"... Ça résume à merveille la raison pour laquelle je ne m'attends pas à être émerveillé
par la lucidité des internautes en allant sur le 18-25...

L'obésité (different du surpoids) est certes à l'origine de maladies, de handicaps qui peuvent être
graves dans les cas les plus extrêmes, ou parfois d'autres problèmes divers (difficultés lors d'un
accouchement, d'un sauvetage par les pompiers...) mais les nombreuses mises en garde vis-à-vis de
l'obésité et même du surpoids (alors que les personnes qui sont juste en surpoids ont une espérance de vie plus longue que le reste de la population) restent beaucoup trop excessives
par rapport aux dangers que l'obésité en soi représente réellement.


Car l'obésité est aussi, à l'heure où les publicités pour les très/trop nombreux dispositifs médicaux
matraquent nos écrans et nos magazines en dictant principalement aux femmes mais aussi aux personnes
des autres genres ce que sont le bien-être et le fait d'être désirable, à l'origine d'une forme de
rejet, d'exclusion, de moqueries, d'une absence de confiance en soi chez beaucoup (qui parfois ne
sont même pas rien qu'en surpoids).


Les comportements grossophobes sont extrêmement stupides parce que, bien évidemment, ils ne rendront
pas les gros.ses. moins gros.ses. (c'est même souvent le contraire qui se produit), mais surtout
parce que le moral d'une personne opprimée moralement pour une raison quelconque aura des
conséquences parfois très graves sur sa santé, y compris physique.

Et dans le cas de l'obésité, ces conditions seront responsables de bien plus de problèmes de santé que l'obésité en elle-même,
d'où la connerie des comportements grossophobes.

Par ailleurs, l'obésité a beau être beaucoup liée à nos modes de vie, la génétique y a parfois sa part de responsabilité, tandis que la grossophobie y a
TOUJOURS la sienne.

D'autant plus que ces comportements, même s'ils contribuaient à réduire les coûts liés à
l'hospitalisation des personnes obèses (grosse blague), ils font toujours monter ceux liés à
l'hospitalisation des personnes en cellules psy, sur le court comme sur le long terme, d'où leur
nocivité...

#fuckfatphobia #bodypositivism #selftrust

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Pour une fois, je vais vous raconter une partie de ma vie. Qui est liée à un thème important, dont on ne se rappelle qu’une fois par an. Ce n’est pas par égocentrisme, ou par victimisation que je vais en parler, mais pour aider des personnes qui au…

Pour une fois, je vais vous raconter une partie de ma vie. Qui est liée à un thème important, dont on ne se rappelle qu’une fois par an. Ce n’est pas par égocentrisme, ou par victimisation que je vais en parler, mais pour aider des personnes qui auraient eu le même genre de trucs. Je l’ai déjà raconté sur mastodon, mais étant donné que j’ai viré tout mes pouets, ça a disparu du Nainternet,

Je remonte à quand j’étais tout petit. Genre 5-6 ans.
Sans raison apparente, je suis devenu la tête de turc de plusieurs élèves. Et quand je dis tête de turc, ça veut dire de la jalousie ou de l’arrogance, oui même à cet âge là.

Ça a commencé au début de la primaire, du genre des brimades, un peu de "violence" (coup de pied, pincements) dans la classe. Ça s'est poursuivi dans la cour, puis dans la cantine (ce qui m'aura fait gerber au sens propre au passage) tout ça parce que j'étais différent et que je ne parlais pas beaucoup.

La violence était aussi morale, j’étais mis à l’écart des bandes qui se constituaient, et je n’étais pas le seul,

Tout ce que j'ai pu avoir comme réactions des instits c'est l'éloignement forcé d'avec ceux qui harcelaient. Et quand ceux qui harcelaient étaient (et sont toujours populaires), et donc entouré, ça n'a fait qu'accentuer. En plus il y a eu qu'une faible réprimande, l'influence par derrière, ça aide à protéger son gosse.

Par exemple, un de ceux qui m'ont pourris la vie était considéré par sa mère comme un ange alors que c'était un fouteur de merde, hargneux et mauvais. C'était donc de ma faute si je me faisais harceler… En fait, la faute est rejetée sur ceux qui subissent, les victimes quoi...
Certaines années, les instits ont réellement essayé d'agir mais d'autres années, le problème était ignoré.

Et plus les années passaient, plus ça a empiré. Au collège ça a continué. C'était des légères brimades les deux premières années mais après ça c'est largement accentué.Vol ou dégradation de mes affaires, humiliations diverses et autres joyeusetés. J’ai fais l’énorme connerie de traîner avec des gens, et mon caractère n'ayant pas évolué, ça a servi de prétexte à me rabaisser . En voulant m'intégrer j'en ai pris la gueule. Il n'y eu aucune action de la part des profs ni des élèves.
Ça a duré quasiment un an jusqu'au jour où j'ai arrêté de traîner avec eux et j'ai commencé à traîner avec une cible de leurs moquerie. Et ils trouvaient quand même le moyen de revenir foutre la merde pour agacer, et rabaisser surtout, en faisant culpabiliser.
En seconde, je croyais que je n'aurai plus à subir ce genre de crasses. Et ben non. Vu que j'étais nouveau et perdu, j'ai (re)traîné avec l'un de mes anciens harceleurs et c'est vraiment un truc que je regrette encore.
Une bande s'est donc formée avec d'autres personnes, sauf que c'est vraiment parti dans le pire. Ça n'arrêtait pas de rabaisser les autres, et sûrement, vu que je me suis pris avant, j'ai joué le jeu et j'ai tenu des propos vraiment dégueulasses, racistes, homophobes, machistes. Le reste du temps, ils incitaient à faire des conneries et à pas bosser.
Soit disant pour que je m’intègre, les profs les auraient forcés à prendre le contact avec moi, sans se douter de l'influence de ce type de personnes. Personnes qui m'ont plus ou moins poussé à harceler, rabaisser les autres. J’ai honte d’avoir laissé faire ce genre de personnes et d’avoir participé.

Il fallait également que je justifie le moindre de mes actes et je ne pouvais quasiment plus rien faire individuellement sans recevoir la moindre remarque.
J'ai tout lâché, pour m'intégrer dans un autre groupe bien plus sympa pour finalement tout lâcher à nouveau, non pas parce qu’elles n’étaient pas sympas mais que je me sentais de trop.,
Ce qui m'aura valu de me faire harceler par ceux qui aimaient et aiment tant rabaisser les autres. Brimades en groupe une fois de plus, espionnage de la moindre de mes actions.
Certains profs avaient perçu les moqueries lors de la soit disant première intégration mais rien de fait une fois de plus.

La seule façon que j'ai trouvé pour esquiver tout ça, ça a été de m'affirmer et d'arrêter d'accorder de l'importance à ce type de déchets. Et mon engagement au niveau des idées vient sûrement de tout ça.
Pourtant j'ai pas l'impression de m'en être remis totalement au niveau moral.

J’ai toujours aucune confiance en moi, et je me suis réfugié dans l’informatique, qui m’a permis de m'en sortir, en me motivant, en apprenant, en rencontrant des tas de gens sympa.
J'ai très mal subi le harcèlement scolaire comme ça, mais quand ça venait s'attaquer à ma famille, ça m'a fait un choc.

J'ai dit tout ça et pourtant j'ai pas motif de me plaindre, surtout que beaucoup de personnes en ont encore plus pris plein la gueule et que ça c'est mal terminé.
Tout ça pour dire que c'est un sujet peu abordé au final, et pourtant c'est pas anodin, ça ruine votre vie. Alors réagissez contre ceux qui vous pourrissent votre vie, montrez leur que vous valez mieux qu’eux, crachez leur à la gueule (au sens figuré) en étant plus doué qu’eux.